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07/02/2013 - La délégation d'assurance reste peu utilisée

Aujourd'hui, 85 % des emprunteurs s'assurent dans la banque auprès de laquelle ils souscrivent leur crédit immobilier... alors qu'ils pourraient trouver moins cher ailleurs. "La loi Lagarde de 2010 impose aux banquiers d'accepter un contrat d'assurance autre que le leur, si les garanties sont équivalentes", rappelle Bruno Hardy, directeur technique de MetLife. Tous les clients peuvent bénéficier de cette délégation d'assurance, mais certains ont davantage intérêt à y recourir.

"Cette technique peut être financièrement intéressante avant 40 ans. Passé cet âge, le gain est nettement plus faible, voire inexistant", affirme Arnaud Giraudon, président de A comme Assur. Pourquoi ? La délégation d'assurance offre une couverture sur mesure à chaque assuré. A contrario, les contrats groupe, proposés par les banques en même temps que le crédit, assurent tous les clients de la même façon et quasiment au même tarif.

Comme ils sont individuels, les contrats souscrits en délégation sont moins chers pour les assurés présentant les risques les plus faibles, comme les jeunes et les non-fumeurs. "Ils peuvent aisément diviser le coût de leur assurance par deux", assure M. Giraudon.

L'assurance individuelle permet aussi de couvrir des populations spécifiques, "les personnes qui assurent un capital très élevé ou les seniors qui sont atteints par la limite d'âge de l'assurance de leur banque par exemple", explique M. Hardy.

DÉCRYPTER SON CONTRAT

Autre cas : les professionnels exerçant un métier à risque ou les particuliers pratiquant certains sports (ski, plongée, sports mécaniques...) pourront racheter des exclusions dans un contrat en délégation, ce qui n'est pas toujours possible avec un contrat groupe.

Réaliser de belles économies est un atout incontestable, mais encore faut-il trouver une assurance qui vous couvre correctement. Premier conseil : privilégiez un contrat qui assure contre le décès, l'invalidité totale et partielle, et l'incapacité de travail.

Certaines assurances fonctionnent dès que vous ne pouvez plus exercer votre métier à la suite d'un accident ou d'une maladie ; d'autres ne vous couvrent que si vous êtes dans l'incapacité d'exercer une profession, quelle qu'elle soit, elles sont donc moins protectrices et ne serviront que dans les cas critiques.

Deuxième critère important : certaines assurances ont des garanties indemnitaires, d'autres forfaitaires. Il faut sans hésiter préférer les secondes, mêmes si elles coûtent plus cher. "Ce type de contrat rembourse l'intégralité de la mensualité de crédit à la place du client s'il est victime d'un sinistre", indique M. Giraudon.

A contrario, les contrats à garanties indemnitaires ne vous remboursent que partiellement, car ils tiennent compte des indemnisations que vous percevez (Sécurité sociale, mutuelle...). Bref, avant de vous focaliser sur le seul tarif, épluchez votre contrat.